André Dhôtel, l'écrivain

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André Dhôtel
(1900 - 1991)

André Dhôtel

Auteur de quelque soixante-dix ouvrages, dont une quarantaine de romans, et d'un nombre impressionnant de textes plus ou moins dispersés, André Dhôtel fut pourtant souvent relégué dans les marges de la littérature de jeunesse et d'évasion, ou aux confins du régionalisme.

Quelque peu éclipsée par le succès inattendu du célèbre Pays où l'on n'arrive jamais, cette oeuvre considérable, dont bien des auteurs attentifs saluèrent l'originalité, n'a cependant rien perdu de son originalité: expositions, colloques, association, rééditions et publications diverses témoignent aujourd'hui d'un indéniable regain d'intérêt.

Ecrivain discret, André Dhôtel a su, mieux que tout autre, s'attacher un public, encore trop restreint sans doute, mais remarquablement fidèle. Il le doit d'abord à la singularité de son univers, qui nous paraît plus évidente encore avec le temps.



Les Chemins du long voyage, 1949

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"La banalité du lieu commun et la discontinuité de l'épisode favorisent donc l'expression d'un hasard [...]. Il ne s'agit pas seulement d'un procédé de récit, mais de la manière la plus juste d'approcher la signification du monde. Dhôtel a cherché à définir cette notion aussi précisément que possible [...] en défendant l'idée d'un hasard qui ne serait pas la projection d'un ordre subjectif sur le désordre du monde, mais la preuve objective qu'un autre ordre gouverne ce monde, hors des catégories rationnelles par lequel nous l'interprétons habituellement."

Philippe Blondeau, Cahiers André Dhôtel, n°1



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Lisez l'entretien de 1975, sur France Culture, entre André Dhôtel, Patrick Reumaux et Germaine Beaumont.



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Voici ci-dessous une photographie (communiquée à J. Meysonnier par Mr Jean Boyer) d'André Dhôtel au lycée de Provins (donc entre octobre 1929 et juillet 1934). Derrière lui s'entretiennent en fin de "récréation", de gauche à droite: Laventure, professeur d'anglais; Léon Henry, maire de 1953 à 1963; Dagnan, docteur en histoire; Pierre Clerc, professeur d'allemand.

au lycée de Provins
 

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Comment nier que nous ne vivions au milieu des lueurs éternelles ? Cependant ce ne sont que des lueurs, les brillances d'une trame dont nous saisissons seulement les passages rapides.
Jean Follain, p.53

Puis la lune se leva et il y eut les prairies, les ruisseaux et les bois.
Les chemins du long voyage, p.148