André Dhôtel, entre archaïsme et modernité

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Christine Dupouy vient de publier un livre sur André Dhôtel, André Dhôtel, entre archaïsme et modernité. .


Depuis la disparition de l’écrivain en 1991, l’œuvre prolifique d’André Dhôtel n’a cessé de grandir et de faire la preuve de son actualité paradoxale. Largement rééditée, elle a trouvé de nouveaux lecteurs et attiré l’attention d’une critique quelque peu revenue des éclats de l’avant-garde et plus curieuse, désormais, de la fonction d’émerveillement de toute grande littérature. Il y a bien du mystère en effet dans la simplicité sinueuse et déconcertante des romans d’André Dhôtel, et sa « rhétorique fabuleuse » n’a pas encore livré tous ses secrets.

Ce livre offre un aperçu exemplaire des interrogations critiques qui se sont développées depuis une vingtaine d’années autour de cette œuvre singulièrement attachante, saluée en son temps par les plus grands – notamment Philippe Jaccottet – et dont l’importance dans l’histoire littéraire du « second vingtième siècle » ne manquera pas de s’affirmer dans les années à venir.

Une critique du livre est paru dans le bulletin 33 de mars 2013.



Livre Christine Dupouy 2012

Editeur: RODOPI www.rodopi.nl 65€



Table des Matières
Christine Dupouy: Introduction

Eléments fondateurs
Danièle Leclair: La Grèce d’André Dhôtel: de l’imaginaire de l’Ailleurs à la rencontre avec l’Autre
Roland Frankart: Le Pays où l’on n’arrive jamais, encore et toujours. Le Prix Femina d’André Dhôtel
Hélène Fau: André Dhôtel et Germaine Beaumont: compatriotes d’un pays imaginaire

Questions de genres
Danielle Henky: De quelques romans-jeunesse d’André Dhôtel: prendre l’enfance au(x) mot(s)
Jacques Baudou: De quelques incursions dhôteliennes dans les littératures de l’imaginaire
Brigitte Buffard-Moret: « Poème(s) avec rimes et sans raison » ou sans rimes et en chansons?
René Godenne: André Dhôtel nouvelliste – avec une lettre inédite de l’auteur

…Archaïque ou moderne?
Philippe Blondeau: Terre, terroir, territoire
Isabelle Dangy: Le décousu dans les romans d’André Dhôtel: une écriture à bâtons rompus
Evelyne Thoizet: L’aventure sociale, romanesque et poétique des rumeurs
Françoise Felce: Voir le monde de la bordure du trottoir

Etudes d’oeuvres particulières
Edith Perry: Le Ciel du faubourg, un roman ludique
Christine Dupouy: Pays natal, ou la genèse d’un roman
Françoise Rouffiat: L’ironie dans L’Enfant qui disait n’importe quoi
Jean-François Grégoire: Saint Cancre
Lucien Noullez: Quand Lumineux rentre chez lui… Une figure des personnages dhôteliens
Geneviève Bergé: A propos de la Rhétorique fabuleuse: quelques observations inclassables

Présentation des auteurs


Tout paraît sans fin. Quand une perdrix file dans le champ proche, quand la pluie vient fouetter les cornouillers, quand une abeille tourne autour des épines, s'ils découvrent enfin la pointe infime d'un clocher à l'horizon, ce sont là pour eux, des événements irremplaçables et au-delà de toute vie.
(Un Soir..., Gallimard, 1977, p.236)