André Dhôtel, l'écrivain

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Chaque année un volume est consacré à la publication de textes inédits (notamment des correspondances), ou à des études thématiques. Lectures et points de vue complètent chaque numéro.

Ils peuvent être commandés au secrétaire, par courrier.


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Le quatorzième cahier propose l'intégralité de la correspondance, totalement inédite à ce jour, entre les deux écrivains, de 1943 jusqu'en 1984, peu avant la mort de Marcel Arland.

Voir l'article de Wikipedia sur Marcel Arland.



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Voici le treizième cahier, conscré à la nature chez André Dhôtel. "Ce volume ne prétend pas apporter une réponse à une question qu'on peut légitimement tenir pour essentielle. Si la nature occupe dans l'oeuvre d'André Dhôtel la place que l'on sait, il ne s'agit pas ici de la théoriser pour en faire une clé de lecture nouvelle ou définitive. Par Dhôtel lui-même ainsi que par divers de ses commentateurs, beaucoup de choses ont été écrites sur le sujet, par quoi l'essentiel sans doute a déjà été dit. Nous avons donc cherché à dessiner un panorama plus qu'à repenser un problème. C'est ce qui explique la structure particulière de ce cahier, qui vise moins l'exhaustivité d'un inventaire que la diversité d'un vagabondage, tout dhôtélien en définitive... On trouvera ainsi, dans les pages qui suivent, un libre parcours des principales pistes que la nature offre au lecteur à travers les différents aspects de l'oeuvre. ". Philippe Blondeau



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Le douzième cahier présente la correspondance entre André Dhôtel et Henri Thomas de 1943 à 1986. "... il s'agit certainement de la correspondance la plus intime, qui nous apporte un éclairage tout à fait précieux sur l'itinéraire et la carrière d'un auteur qui s'est par ailleurs peu confié...".

288 pages, introduction de Philippe Blondeau et Patrice Bougon, chronologie de Roland Frankart, notes et index de Philippe Blondeau et Patrice Bougon.



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"... cette amitié est aussi l'expression d'une communauté littéraire singulière, plus atypique que marginale...".


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Le onzième cahier, Dhôtel lecteur, paru en décembre 2013, présente un échantillons de textes critiques d'André Dhôtel:

L’œuvre critique d’André Dhôtel n’est nullement négligeable et le choix proposé ici n’en représente qu’une partie. On peut dénombrer deux essais (Rimbaud et Follain) et deux biographies (Rimbaud encore et Rousseau), une quinzaine de préfaces et surtout plus de cent-vingt articles. Ces derniers furent publiés dans diverses revues, dont quelques-unes des plus importantes de l’époque comme Critique et surtout, bien entendu, La Nouvelle Revue Française où parurent plusieurs dizaines de textes.

L’ensemble de cette production révèle des choix et des affinités qui en disent long sur l’univers imaginaire de l’auteur ; elle dessine un territoire littéraire singulier, très en marge des tendances domi-nantes de l’époque. On mettra bien sûr à part les articles sur Rimbaud (déjà reproduits dans notre Cahier n° 7, ces textes ne sont pas repris ici), qui rappellent une rencontre essentielle et une influence jamais démentie si l’on en juge par les nombreuses références, dans des textes très divers, au poète de Charleville. Mais Rimbaud reste à peu près le seul écrivain classique abordé par Dhôtel, qui préfère se placer en position de découvreur. S’il a bien sûr consacré quelques articles à des proches (Thomas, Bisiaux...), il n’en fait pas une pratique systématique. Plutôt qu’une critique de complaisance, il pratique en effet une critique de curiosité. Aussi s’attache-t-il souvent à des auteurs peu connus et atypiques tels que Cingria, Léon Bopp et bien d’autres.

Philippe Blondeau, quatrième page de couverture

Couverture et illustrations de Sylvia Lulin



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Le cahier numéro 10 rassemble plusieurs nouvelles parues dans différentes revues:

Avec un avant-propos de Philippe Blondeau, des dessins d'Elizabeth Leyris, et la couverture par Michèle Gillet.


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Le neuvième cahier est consacré aux relations d'André Dhôtel avec la Grèce, où il séjourna de 1924 à 1928: textes "grecs" d'André Dhôtel, lettres à André Gaillard, photographies provenant des archives d'André Dhôtel. Quelques études viennent compléter cet ensemble.

Le cahier numéro 8 (Avril 2011) publie le théâtre radiophonique d'André Dhôtel: L'Homme de la Scierie (diffusé en 1960), La Fille Sauvage ou les Réalités de la Vie (1962), L'Inconnu (1970), L'Île aux Oiseaux de Fer (1972). Il est illustré par Camille Claus, Chloé Saelens, Laurent Notte, Michèle Gillet, et Christian Dekoster.

Le cahier numéro 7 (Février 2010) présente une bibliographie des ouvres d'André Dhôtel, suivie d'une Petite Anthologie Rimbaldienne.

Le cahier numéro 6 (Noel 2008) évoque la correspondance d'André Dhôtel avec trois poètes: Armen Lubin, Noël Tuot, Jean-Claude Pirotte.

Le cahier numéro 5 (Noel 2007) est consacré au théâtre d'André Dhôtel.


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André Dhôtel a, tout au long de sa vie, correspondu avec les poètes. Parmi eux, Armen Lubin (1903-1974) a fait l’objet de sa plus haute attention. Les deux hommes échangent des lettres entre 1949 et 1972. Il y est question d’entraide et de soutien mutuel, au-delà des préoccupations littéraires de chacun. Lubin, qui passera de longues années en sanatoriums – expérience qu’il relatera dans les vers du Passager clandestin (1946) ou dans la prose du Transfert nocturne (1955) – ne fait pas état de cette misère physique. Il la transcende notamment par la solide amitié qu’il voue à son correspondant. Dhôtel est au diapason : Je n’imagine qu’un monde où tout le monde s’entend, et on chipote sur des ombres de confl its sentimentaux et littéraires.

Noël Tuot (1945) est, quant à lui, un jeune poète ardennais qui a bien des diffi cultés à se faire publier, lorsqu’en 1974 il correspond avec André Dhôtel, de 45 ans son aîné. Natif de Lametz, Ardennes, non loin de Mont-de-Jeux, il se tourne naturellement vers un pays, pour solliciter son aide et lui témoigner sa gratitude. L’auteur des Disparus n’aura de cesse, jusqu’en 1985, de prodiguer conseils et encouragements à Tuot, qui fera paraître, entre autres, Le Curé de Camaret, pièce de théâtre (1989), La Femme du Bédouin, recueil poétique (1990) et Le Mariage d’Arthur Rimbaud, roman (1991). Réduit au silence depuis 1991 par un accident de santé, Noël Tuot trace depuis d’énigmatiques figures à l’encre, qui émaillent les pages de ce cahier…

Jean-Claude Pirotte (1939), enfi n, est lecteur de l’écrivain depuis sa prime jeunesse. Il l’a confessé : Je n’ai pu parler de ses livres qu’à André Dhôtel, c’est normal, j’en fi gurais un des personnages, je sortais tout droit des Rues dans l’aurore ou du Village pathétique… Pirotte fi nit par entrer en relation avec l’homme, à qui il écrit entre 1980 et 1991. Si les réponses d’André Dhôtel sont à jamais perdues, les plis adressés par Pirotte à l’auteur de La Vie Passagère expriment les diffi cultés de l’existence. Mais l’on devine le grand profi t moral tiré par Jean-Claude Pirotte d’une conversation avec André Dhôtel…

Le présent cahier offre un large choix de lettres, des rééditions de textes parus en revues, des inédits d’aujourd’hui. Ces documents illustreront les rapports d’André Dhôtel à quelques poètes contemporains, dans l’amitié…

Frédéric Chef.
Responsable des Cahiers André Dhôtel


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André Dhôtel (1900-1991) a publié environ soixante-dix ouvrages, dont une quarantaine de romans et recueils de nouvelles, des essais, de la poésie, des biographies et des albums pour les enfants. On sait peut-être moins qu’il est l’auteur de quatre pièces de théâtre.

La première d’entre elles, Le Pays des cerisiers, fut publiée en avril 1947 et créée par Jean-Louis Barrault en seconde partie du Procès. Si Jacques Brenner, à la lecture, fut ravi par Un menu chef-d’œuvre plein de notations sensibles et justes, les spectateurs de l’unique représentation sifflèrent la pièce et la critique, déroutée, se posa la question en ces termes : Mais à quoi rime ce dialogue exsangue ? Il fallut attendre le centenaire de la naissance de l’auteur pour que soit rejouée cette pièce, et ce dans les Ardennes.

Dhôtel n’en poursuivit pas moins son petit chemin de dramaturge, puisqu’il rédigea en 1949 Il fera beau demain, pièce restée à l’état de tapuscrit. Le Gangster, qui traite du mal et de la respectabilité sociale, est restée, comme la précédente, sans lecteurs ni spectateurs depuis sa rédaction en 1956. Vivants, quant à elle, fut écrite en 1973, publiée en 1987 et représentée à Paris en avril 1996. Souvent espiègle, désinvolte, plaisantin, Dhôtel exploite dans cette comédie la verve de ses romans. Les dialogues de Pacôme et Guénolé, deux personnages en quête d’identité, ne sont pas sans rappeler les errances de Wladimir et d’Estragon d’un certain Beckett

C’est donc pour la première fois que ces quatre pièces sont réunies en volume. « La Route Inconnue » est heureuse d’ajouter à la connaissance des Dhôtéliens convaincus ces répliques, ces actes, ces pièces, dont ils feront – nous n’en doutons pas – leur théâtre intime. Les autres découvriront peut-être – qui sait ? – derrière le masque, l’un des visages d’un auteur qu’on ne cesse de redécouvrir.

Frédéric Chef.
Responsable des Cahiers André Dhôtel



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Voir un extrait: les lieux de l'Homme de la Scierie.

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Au bord de la route, des fleurs se multipliaient dans l'herbe pauvre, et Chalfour s'étonnait de l'éclat des marguerites. Il apercevait des insectes qui voyageaient au milieu des herbes et au-dessus des herbes: moucherons, sauterelles, faucheux. Lui-même ressemblait à un faucheux embarassé par le fardeau de son corps, comme le ciel aussi par l'illustre poids du soleil.

L'Homme de la Scierie, p.155