Les Bulletins de la Route Inconnue

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Paraissant deux ou trois fois par an, ce bulletin propose un tour d’horizon de l’actualité dhôtélienne, la reprise d’articles ou de petits textes non réédités, ainsi que des dossiers parmi lesquels une évocation de Germaine Beaumont, des hommages à Alfred Kern, Jacques Brenner ou Jean-Pierre Abraham.


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"Il l'écoutait avec passion. Il murmura:

- Tes mains...

Puis ils dirent qu'ils ne pourraient se passer des collines de la Saumaie, ni des farces de la Saumaie, ni de le vérité prodigieuse des humbles guérisons. Seigneur !

Ils auraient une maison dans la Saumaie. Comment serait la maison? Des fenêtres on verrait au loin la grande vallée avec la rivière où se jetait le ruisseau de Saint-Meen.

Un peu avant l'aube ils entendirent un nouvel orage qui s'éloignait vers l'est. Les éclairs illuminaient les aulnes. Vers l'ouest la lune rouge était sur l'horizon."

(L'Honorable Monsieur Jacques, pages 282-283)



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La couverture du bulletin 45, paru en mars 2017, nous montre la plaque de la rue André Dhôtel au Mont-de-Jeux, apposée en 2000. Cette édition nous livre un texte inédit, paru dans le n° 8_9 de la revue 84 (1949); et le compte-rendu de la journée du 12 novembre 2016, à l'abbaye bénédictne d'Hurtebise, en Belgique, consacrée à André Dhôtel, à travers son roman L'Azur. Jean-François Grégoire, auteur d'une thèse sur André Dhôtel et prêtre, y a évoqué les liens entre l'oeuvre d'André Dhôtel et la spiritualité. Y figurent aussi quatre textes d'André Dhôtel et Marcel Arland, proposés par le journaliste Michel Thénard, suite au cahier consacré à la correspondance entre les deux écrivains. Et, comme toujours, une chronique littéraire !

bulletin 45 de mars 2017


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Le bulletin 44, daté de septembre 2016, est consacré en bonne partie à la journée "André Dhôtel" organisée par "L'amitié François Fabié", le 16 juillet 2016 à Durenque en Rouergue. Comme l'écrit Philippe Blondeau dans son éditorial, "Il n'est pas mauvais, de temps en temps, de sortir André Dhôtel de ses Ardennes" !
Outre une présentation par Roland Frankart, on y trouvera aussi un ble article de Nils Blanchard, "Foyers"; un texte inédit d'André Dhôtel, ainsi qu'un article de Roland Frankart sur "André Dhôtel photographié par Gérard Rondeau". Des images de 1987, peu avant le décès d'André Dhôtel, très émouvantes.



bulletin 44 de septembre 2016


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Ce 43ème bulletin évoque André Dhôtel en Seine et Marne, à l'occasion de la réédition du volume consacré à ce département dans la collection "Sur les pas des écrivains", aux éditions Alexandrines. La Route Inconnue a été sollicitée pour un texte de présentation d'André Dhôtel, et qu'on trouvera dans ce bulletin. On y voit également un extrait de L'Homme de la scierie, qui se déroule au village de Caunes près de Nogent-sur Seine; un court texte d'André Dhôtel Routes ignorées de la Brie; des souvenir d'anciens élèves, André Dhôtel professeur à Provins et à Coulommiers; et un compte-rendu de l'Assemblée Générale du 28 mai dernier.



bulletin 43 de juin 2016




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Comme l'annonce Philippe Blondeau dans l'éditorial du 42ème bulletin, , "Ce bulletin est en partie consacré à Embarras, le tout dernier projet d’André Dhôtel, réalisé principalement par l’aînée de ses petites filles, France, décédée l’an passé. L’évocation de cette entreprise est donc une façon de rendre hommage à celle qui fut une accompagnatrice et un soutien de l’écrivain dans ses derniers moments."

Le bulletin rend également hommage à Pierre Drachline, membre d’honneur de la Route inconnue depuis sa fondation, mort le 3 décembre dernier, à l’âge de 67 ans, et publie l'article qu'il avait écrit pour Le Monde lors de la disparition d'André Dhôtel, en 1991.

On y trouvera aussi une nouvelle d’André Dhôtel inédite en recueil, Le Pont, ainsi qu'un entretien paru dans les Nouvelles littéraires en 1983.



bulletin 42 de mars 2016




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Le 41ème bulletin paru en septembre 2015 rend hommage à France Dhôtel, la petite-fille de l’écrivain disparue en février dernier. Il nous présente l’espace André Dhôtel à la médiathèque d’Attigny, inauguré en juin, la réédition de La Route inconnue aux éditions La clé à molette, et nous propose deux «explorations [auxquelles]  nous invite le zèle infatigable de Roland Frankart en interrogeant les multiples échos du Pays où l’on n’arrive jamais (ou comment un simple titre devient un lieu commun) et en rassemblant les portraits fragmentaires et parfois déroutants que les journaux littéraires nous ont laissé d’André Dhôtel» (éditorial de Philippe Blondeau). A lire donc !



médiathèque André Dhôtel à Attigny


bulletin 41 de septembre 2015




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Dans ce bulletin nº 40, le lecteur trouvera trois textes critiques de Maurice Blanchot concernant Le Village pathétique, Nulle part, et Les Rues dans l'aurore. Comme l'écrit Philippe Blondeau dans la préface, "on pourra se convaincre... que sa contribution critique n'est nullement anecdotique et qu'elle éclaire avec une grande justesse la singularité dhôtelienne, à une époque où la chose n'allait pas de soit."
Le bulletin présente également des notes de lecture de Patrick Reumaux, "quelques pistes de lecture à propos de La Tribu Bécaille" par Michel Lamart, ainsi que les "Petites nouvelles de l'actualité dhôtelienne".

bulletin 40 de juin 2015




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Bulletin nº 39: "André Dhôtel et Florence Gould: les jeudis de l'avenue Malakoff, les lettres d'André Dhôtel"

Extraits de l'éditorial de Philippe Blondeau:

Voici un bulletin quelque peu inhabituel puisqu'il ne comprend qu'un seul texte, les lettres qui le suivent en constituant une sorte de prolongement ou d'illustration. Qu'on se rassure: cela ne veut pas dire que notre publication trimestrielle change d'orientation ou d'esprit. Mais ce qui, justement, fait l'esprit de ce bulletin, c'est d'abord un souci d'éclectisme et de souplesse qui lui permet de répondre aux circonstances, aux opportunités et aux sollicitations du moment.

Il y a un certain temps déjà que Nils Blanchard nous avait communiqué l'intéressante étude qu'il a écrite sur les jeudis de Malakoff. Nous avions d'abord pensé la faire figurer dans le cahier que vous venez de recevoir avec un peu de retard dû à l'importance du travail à réaliser et dont nous nous excusons; mais pour ne pas surcharger ce volume déjà substantiel et pour lui garder son unité nous avons préféré une autre solution. Comme il aurait été dommage de ne pas offrir à nos lecteurs ce document tout à fait précieux, nous avons choisi de lui donner toute sa place dans ce bulletin, qui apparaît ainsi comme un prolongement du cahier, dont il éclaire certains aspects puisque les chemins d'André Dhôtel et Henri Thomas se croisent parfois avenue Malakoff.

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Nous vous souhaitons donc une bonne lecture de ces pages et nous espérons vous retrouver nombreuses et nombreux le samedi 25 avril, à Reims, pour notre assemblée générale annuelle qui a toujours besoin de vos avis, de vos suggestions et, tout simplement de votre présence.


couverture




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Ce 38ème bulletin est consacré à Jean-Claude Pirotte, qui nous a quitté en mai dernier car, comme il est dit dans l'éditorial, "celui qui vient de nous quitter a beaucoup oeuvré pour la cause dhôtellienne" et, comme l'a écrit récemment Philippe Blondeau, "on peut affirmer sans excès que ses article critiques ne sont pas pour rien dans la reconnaissance de Dhôtel".


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"Je me dis à chque petit livre à l'élaboration du quel je me hasarde, que peut-être au bout du compte les choses se dénoueront et qu'un reflet de l'essentiel sera soudain capté, par miracle. Ecrire, c'est toujours aller en quête d'une lumière dont on ne sait rien, sinon qu'elle règne quelque part. C'est "la science subtile de l'égarement" dont parle Dhôtel. Ecrire, même la peur, l'angoisse, l'impuissance, le malheur, la stérilité, la solitude, le désespoir (qui sont aussi des lieux communs), c'est contre vents et marées encore un acte de confiance".
Pirotte par Pirotte, Bulletin n°38


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On n'a pas trop de toute sa vie pour apprendre à saisir quelques reflets d'une lumière fragile, et de se pénétrer de son ignorance. C'est la leçon, une des leçons, de Jacottet, de Dhôtel, de Thomas, d'Arland...".
Pirotte par Pirotte, Bulletin n°38


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Une huile de Camille Claus, ami alsacien d'André Dhôtel, illustre la couverture du 37ème bulletin de juin 2014 (Strasbourg XV, transposition, 1971). Camille Claus avait illustré, en 1957, Les Voyages fantastiques de Julien Grainebis.

L'éditorial, et un article de Christine Dupouy, rendent hommage à Jean-Claude Pirotte, écrivain, poète, ami et soutien indéfectible d'André Dhôtel, membre d'honneur de la Route Inconnue, décédé le 24 mai dernier.

Voir l'article du Nouvel Observateur.


Jean-Claude Pirotte


On trouvera également dans le bulletin une nouvelle inédite, trois itinéraires de lecteurs, la présentation de quatre projets en voie de réalisation (des rééditions aux éditions La Clef à Molette; un concert/histoire; un espace André Dhôtel à Attigny; un catalogue André Dhôtel de la Librairie à Venir, à Cuisery - voir andredhotel.com); et comme toujours, les petites nouvelles de l'actualité dhôtellienne et une revue des livres.


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En couverture du 36ème bulletin, des photographies prises en 1980 par Michel Gillet montrent André Dhôtel dans bois et prés, tour à tour mycologue, botaniste, entomologue. Pour accompagner ces images, la Route Inconnue a choisi de présenter des fragments parus dans la revue La Traverse, en 1973.

"Un lieu entre prés et forêt. Bien au-delà du canal et des vergers. Hautes herbes et fleurs, des arbustes, cornouillers et charmes et aussi une route. On pourrait rencontrer quelqu'un sur cette route ou ne rencontrer personne, cela n'a guère d'importance. Un lieu retiré, sans aucun air de profonde solitude. Or il n'y avait plus là de questions à poser ni de réponses à attendre. Il semblait que tout était déjà venu."


Figurent également dans le bulletin un entretien avec André Dhôtel, paru dans Le Monde du 12 mars 1971, les petites nouvelles de l'actualité dhôtellienne, les livres récemments parus. A noter la parution dans la Pléiade des oeuvres de Philippe Jacottet, membre d'honneur de la Route Inconnue, et auteur de Avec Dhôtel, commenté sur notre site.


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Le 35ème bulletin est consacré à Maurice Nadeau, décédé le 16 juin 2013 à l'âge de cent deux ans. Maurice Nadeau était membre d'honneur de la Route Inconnue depuis l'origine. "De tous les critiques qui se sont intéressés à Dhôtel, Maurice Nadeau fut un des plus anciens, un des plus connus, un des plus respectés et surtout un des meilleurs".

On y trouvera également un article de Roland Frankart intitulé "2003-2013: dix ans de rééditions dhôtelliennes", où vous trouverez tout ce que vous pouvez souhaiter savoir sur ce sujet; une nouvelle inédite, Brises Champêtres, illustrée par Michelle Gillet; et la suite de la chronique "Lu sur la Toile"- ce qu'on y trouve à propos d'André Dhôtel !

Alors se révèle aux yeux une contrée vaste et lumineuse où les mouvements deviennent aériens, les imaginations volatiles, toutes les entreprises faciles; c'est la contrée du merveilleux. On serait porté à la croire en quelque Cimmérie et à l'habiller de couleurs tendres. Dhôtel la découvre au sein de la réalité quotidienne elle-même et telle que nous la verrions si nous avions gardé nos yeux d'enfants, si nous avions continué à la considérer comme une fête sans cesse nouvelle alors que nous l'avons momifiée peu à peu dans les catégories de l'utile et du rationnel.
Maurice Nadeau, Le Mercure de France, mars 1949



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Le 34ème bulletin, paru en juin 2013, nous présente un article sur Dhôtel et la Suède ; une interview paru dans « Elle » sur « l’âge ingrat » en 1956 ; des textes parus sur la Toile et recueillis par Roland Frankart ; et comme d’habitude les nouvelles de l’actualité dhôtellienne et une revue de livres. Parmi ceux-ci un recueil de notes de Philippe Jacottet ; deux livres de nos adhérents Christophe Mahy et Frédéric Chef ; et le « Cahier des Chiendents » consacré aux travaux de notre Président, Philippe Blondeau.

Le supplément est cette fois-ci consacré aux Mémoires de Sébastien (1955), et nous en extrayons ce commentaire de Dominique Aury dans sa critique du livre dans La nouvelle NRF :

Hormis les romans d’André Dhôtel, il n’existe sans doute pas d’œuvre romanesque aujourd’hui où l’Occidental soit prêt comme l’indien Navajo ou le Chinois Lao-Tseu à ne pas se donner plus d’importance qu’une touffe d’ortie ; on n’en voit pas davantage qui soit plus modeste dans l’expression, et qui, pour dire des choses graves, recoure plus volontiers au demi-mot, au demi-silence, comme si la brume était nécessaire au rayonnement de la lumière, la pauvreté et le dépouillement à l’éclat de la vérité. Dans l’œuvre d’André Dhôtel, Mémoires de Sébastien marque un feu de plus sur la route où tant de feux déjà brûlent et font signe dans le silence. Un jour une grande foule s’y réchauffera.



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En photo de couverture, André Dhôtel par José Correa. Détail de la couverture de Quat'z'arts en Ardennes, éditions du Mont-de-Jeux, 2012 (voir bulletin 33); en 4ème de couverture, le quadruple portrait accompagnant la notice sur André Dhôtel.



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José Corréa a réalisé de nombreuses affiches et portraits d'écrivains et musiciens. Auteur, il a publié des albums sur le Périgord, La Rochelle, l'Île de Ré, la Gironde.





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De hautes graminées desséchées, d'invraisemblables fleurs de loin en loin, fragiles commes des paroles perdues. Quelques oiseaux s'envolèrent dans un grand silence. Les oiseaux et le silence c'est vraimment une affaire importante à remarquer.

Des Trottoirs et des Fleurs, p.83