Assemblée Générale du 28 mai 2016

alinéa

C’était la 18ème A.G. de la Route inconnue. Nous n’avons jamais été aussi nombreux : 21 membres de l’association avaient fait le déplacement, certains venus de loin (Aubusson, Montbéliard, Vesoul, Haguenau). En comptant les conjoints, nous étions 27 réunis dans la salle des mariages de la mairie d’Attigny, devant le monumental Mariage en Assyrie, chef-d’œuvre de l’art pompier dû au peintre Louis Doyen qui en avait fait don à sa ville natale en 1899.

Jacques Grosjean, secrétaire de la jeune association des amis de Jean Grosjean son père a profité de sa venue pour nous offrir le premier numéro de Lueurs, bulletin de l’association dénommée « La lueur des jours de Jean Grosjean » et domiciliée à Beaume-les-Dames, dont la médiathèque porte depuis le 2012 le nom du poète décédé en 2006 (voir notre bulletin n° 15, de décembre 2006). Il va bien sûr y avoir entre nos deux associations une adhésion réciproque.

Le compte rendu de l’A.G. est joint à ce bulletin. Deux modifications dans le Conseil d’administration : Alain Poncet y a été élu (rappelons qu’il est l’éditeur à qui nous devons la reparution de Un soir et de La Route inconnue) et Nils Blanchard est notre nouveau trésorier, en remplacement d’Emmanuel d’Yvoire parti travailler à l’étranger, mais qui reste membre du C.A. (Internet abolit les distances).

À midi était programmée la visite de la médiathèque André Dhôtel d’Attigny (elle a été présentée dans notre bulletin n° 41), notamment de l’espace consacré à l’écrivain. On s’est ensuite transporté en terre rimbaldienne, d’abord à la ferme auberge de Méry, près du cimetière où sont enterrés les ancêtres maternels de Rimbaud, puis au village de Roche, devant le mur vestige de la ferme de la mère Rimb, où fut écrite en partie Une saison en enfer. Sur place furent évoqués les rapports qu’André Dhôtel entretint avec ce « lieu le plus fermé et le plus terne qui soit, alors qu’aux alentours s’ouvrent de larges perspectives »(1).

Par Rilly et Semuy, la caravane d’une quinzaine de voitures traversa la vallée de l’Aisne pour gagner le Mont-de-Jeux où fut inaugurée la borne d’information qui vient d’être mise en place par François Dhôtel devant la maison de son père.

Roland Frankart

(1) « Dans la grange de Roche, l’improvisation d’André Dhôtel », La Grive n° 84, janvier 1955



Roland Frankart, Philippe Blondeau, Emmanuel d'Yvoire

Roland Frankart, Philippe Blondeau, Emmanuel d'Yvoire



La médiathèque, à côté de la maison natale d'André Dhôtel

La médiathèque, à côté de la maison natale d'André Dhôtel



François Dhôtel et Nils Blanchard

François Dhôtel et Nils Blanchard à la médiathèque



Michel Gillet et Philippe Blondeau

Michel Gillet et Philippe Blondeau à un carrefour symbolique, entre Attigny ("Aigly") et Vouziers ("Verziers")



Roland Frankart à Roche

Roland Frankart à Roche



La vallée de l'Aisne depuis le Mont-de-Jeux

La vallée de l'Aisne vue depuis le Mont-de-Jeux


Odile ne rencontra personne. Elle éprouvait le désir de blasphémer, tandis que les libellules se lançaient au-dessus des blés. Un merle s'enfuit d'un tas de crottes et, se penchant sur un pommier, il siffla un thème enregistré probablement lors de la création du monde.
(Le Village Pathétique, folio, p. 89)